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Les chroniques de joebyrne

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A secHier, pour la deuxième fois de l'année, Zéphira et moi avons jouer aux brocanteurs. En tant qu'exposants. Malgré mon jeune âge -relatif- j'ai déjà eu le temps d'amasser un sacré nombre d'objets qui prennent la poussière dans le garage de mes parents. Malgré les rappels successifs de MamanByrne, je n'avais jamais pris la peine de trier mes affaires. Mais le besoin de liquidités a été le plus fort et, prenant mon courage à deux mains, j'ai entrepris le week-end dernier de faire face à mon passé.

A l'ouverture de chaque carton, j'avais l'impression de revivre un des chapitres de mes vies antérieures. Il y a eu ma période Disney, où les distributeurs PEZ et les numéros de Picsou Magazine se bousculaient. A vendre. Ben oui, j'ai grandi. Et si les DVD ont encore leur place dans mes armoires, il y a bien longtemps que mes familles d'objets n'ont pas vu la lumière du jour. Il y a eu mon époque d'amasseur de timbres, aujourd'hui révolue. Mais comme cette collection découle de la mise en commun de celles de mon père, de mon grand-père et de la mienne, je ne peux sentimentalement pas la vendre. On referme le carton.

Mardi 8 mai, 7 heures du matin. Malgré une nuit très courte, je suis prêt à installer mon stand. Zéph est en retard, tant pis pour elle. Les vieux volets de mes parents posés sur des tréteaux font de parfaites tables de présentation. Ma complice finit par arriver et expose elle aussi les objets dont elle veut se séparer. Malgré la foule, mes objets ont du mal à partir. Sans doute parce que j'en demande trop d'argent, les potentiels clients n'en ayant rien à faire de mon attachement à mon stock. Et puis, en acceptant de revoir mes prix à la baisse, mon stand se vide d'objets à mesure que les curieux se pressent. Parfois, quand je sens qu'une personne pourra offrir une vie meilleure à un de mes livres ou une figurine, j'accepte de faire un effort financier. Mon passé matériel me quitte peu à peu, venant permettre à mon présent financier de respirer. C'est ça aussi grandir.

Il n'y a pas qu'à mon passé matériel que j'ai été confronté. Mon passé relationnel aussi a ressurgi. Quelle idée aussi de m'inscrire à une brocante dans le village à côté de celui où j'ai grandi. J'ai vu plein de gens que je n'avais pas forcément envie de croiser mais je n'ai pas rougi, caché derrière ma peluche de Baloo et mon distributeur de bonbons Pumba...

Seule la pluie qui tombait à verse en milieu d'après-midi a freiné nos ardeurs commerçantes à Zéph et moi. On remet dans neuf mois?

J'kaz !
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Mercredi 09 Mai 20122 commentaire(s)

Après quelques semaines de déconexion, je suis de retour sur Facebook sans savoir pourquoi ni pour combien de temps.

Vous m'y rejoignez?

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.3378932710691.2134593.1190606946&type=1#!/JoeBoboByrne

Tags associés : oh baby give me one more chance!!!!,

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Lundi 07 Mai 2012Poster un commentaire

Nuit du 4 au 5 Mais 2012Hier, je suis sorti avec la branche jurassienne de mes copines de cours. Après une première partie de soirée passée chez Chacha, les demoiselles m'ont emmené, fières de leur découverte, dans une boîte qui tient plus du dancing que du Queen. Dès l'entrée, un écriteau informe que le lieu est "LA discothèque des plus de 30 ans". Ce n'était pas de la publicité mensongère puisque les trentenaires était bien représentés. Tout comme les quarantenaires, les cinquantenaires voire même les soixantenaires. Evidemment, les vingtenaires n'étaient pas en reste.

Un jour Carrie Bradshaw a dit qu'en franchissant le fleuve Hudson, elle avait cette impression d'être en Europe de l'Est, où l'on peut fumer en dansant sur de la musique vieille de 20 ans. Moi, en changeant de région, j'ai aussi changé d'univers. Les canapés en moquette à motifs, les filles vêtues de robes en jean et de dos nu, les garçons qui viennent tout juste de quitter le domicile de leur môman alors qu'ils sont en âge de faire leur crise de la quarantaine, le DJ qui fait des blagues entre deux morceaux...tout concourrait à me dépayser. Quoiqu'on n'était pas loin du bal des bal des pompiers de mon village -la gratuité en moins. On se serait cru dans un épisode de Glee vingt ans plus tard, en pleine réunion de solitaires du fait de leur décalage avec le monde extérieur. J'y avais naturellement ma place. Ma copine Cécé, elle, a comparé l'endroit à la discothèque d'un camping. Y avait de ça, et depuis ce rapprochement d'idées, je m'attendais à voir débarquer une armée de cagoles enrubannées dans des écharpes. Y avait des cagoles...mais sans écriteau.

Ce qu'il y a de bien dans ce genre d'endroits, c'est que rien ne vous rattache à votre vraie vie. Vous pouvez donc, commme je l'ai fait avec Chacha, courir sur le dancefloor, faire des blagues au micro du DJ ou encore danser le madison, personne ne vous jugera. C'est une parenthèse bienvenue dans mon quotidien en restructuration. Je n'ai pas séduit ou été séduit mais ce n'est pas grave, parce que je ne crois pas que beaucoup de couples se soient formés ce soir-là: on aurait dit que personne ou presque ne savait draguer. Et la peine mélangée aux sourires qu'ils me procuraient en les observant se rapprocher maladroitement risque bien d'être celle que j'inspirerai plus tard si je m'obstine à chasser tout sentiment amoureux à mon égard. D'où l'empathie que j'ai ressenti pour eux, parce que tel le Grand Charles JE LES AI COMPRIS.

Je me suis amusé comme un petit fou ce soir-là: la musique - années 80, 90, 2000 et 2010 dans la même soirée-, mes copines et la décomplexion de l'endroit m'ont aidé à passer un bon moment sans prise de tête et sans veiller à l'image que je pouvais renvoyer.

Pour vous donner une idée de l'ambiance de la soirée:

 

Tags associés : sex and the city, saison 3 episode 1, takfarinas,

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Samedi 05 Mai 2012Poster un commentaire

Comme son nom l'indique

TaTaTorTueTaTaTorTue, c'est ma meilleure copine de la troupe. C'est celle, parmi les "vieux", de qui je suis le plus proche. Auatnt d'années me séprante de Gaga que de TaTaTorTue, mais dans le sens inverse. Pourtant c'est avec cette dernière que j'échange le plus sur les réseaux sociaux. Notre complicité s'est renforcée grâce à Internet, les retrouvailles mensuelles des Tortues ne suffisant pas à consolider des liens.

Comme moi, TaTaTorTue pense au moral de la troupe en remplissant son ventre avec des gâteaux qu'elle prépare la veille de chaque représentation. Comme moi, TaTaTorTue souffre du syndrome de l'imposture, convaincue -à tort- qu'elle n'a pas un talent du même niveau que les autres. Comme moi, TaTaTorTue pense parfois qu'elle est mise de côté au sein du groupe et dans les réactions des spectateurs.

Pourtant, sans elle, mon aventure des Tortues ne serait pas la même. Plus qu'une partenaire, c'est devenue une amie.

Tags associés : Tatatortue

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Vendredi 04 Mai 2012Poster un commentaire

Mon mec à moi n'est pas celui qu'on croitPersonne ne m’en parle, mais je sais que mon entourage attend fébrilement l’apparition du premier petit-ami avec qui je m’afficherai en public. Ma vie sentimentalo-sexuelle n’est pas un sujet sur lequel nous nous étendons. Sûrement parce qu’elle est loin d’être passionnante, et que mon célibat –désespérément- endurci provoque chez mes interlocuteurs une gêne mêlée à une pitié qui me rend agressif. Alors, quand un garçon joue plus qu’un rôle de figurant dans le théâtre de ma vie, il n’en faut pas plus pour  qu’il devienne dans leur esprit la tête d’affiche de ma future comédie romantique. Le dernier sur qui tous les espoirs ont été fondés, c’est L..

Ces dernières semaines, L. et moi sommes devenus plus que des camarades de théâtre. La complicité qui nous lie existait déjà sur scène et en coulisses, nous avons réussi à la transposer dans un cadre ordinaire- car non le quotidien d’un comédien n’est pas fait que de costumes et de paillettes. Un contrat de six semaines l’ayant amené à vivre dans ma ville, nous en avons profité pour nous voir en dehors des jours de représentation. Les témoins de notre amitié m’ont tous confié espérer nous voir devenir un couple. Alors que je lutte souvent pour que mon esprit ne développe pas cette idée.

Il y a d’abord eu MaSoeur, chez qui L. et moi sommes passés un jour de répét. Une semaine plus tard, elle m’a confié que MonBof, un de leurs amis et elle nous auraient bien vus ensemble. « Il a une copine ? » m’a-t-elle demandé. Oui, je la connais et l’apprécie même. Nous mettrons leur envie de nous voir devenir un couple sur le fait qu’ils aient vu la pièce dans laquelle nos rapports sont plus qu’ambigus.

Un jeudi soir, j’ai intégré L. dans une de mes soirées étudiantes. J’ai dû laisser temporairement  le groupe pour aller le chercher. Ce qui, m’a révélé ma copine Pinpon le lendemain, a fait naître chez mes camarades l’idée que L. est mon amoureux, parce qu’on ne quitte pas une soirée du jeudi pour un garçon sur lequel on n’a pas des vues. Je ne suis vraiment pas d’accord avec cette idée réductrice qui voudrait que nos hormones prennent le pas sur notre cerveau. Non, mon cerveau ne se situe pas entre mes jambes, je peux encore parler à un homme sans espérer qu’il finisse la nuit dans mon lit. J’ai eu droit aux mêmes questions que celles de MaSoeur le lendemain matin. S’il faut trouver une raison à leur comportement, disons qu’elle vient de leur lassitude de me voir être le seul à rentrer bredouille à chacune de nos sorties.

Ce soir, L. va venir dormir chez mes parents, c’est plus simple pour être à l’heure demain au théâtre. C’est marrant parce que c’est le premier de mes amis qui passera la nuit chez eux depuis mon coming out. Même si elle ne dit rien, je suis sûr que ma mère est perturbée par cela. Bien qu’il n’y at aucune ambiguïté entre lui et moi, ma mère préfère le faire dormir dans une autre pièce que moi. Ce que j’accepte, ne voulant pas brusquer une maman qui s’est déjà beaucoup remise en question pour comprendre mon mode de vie.

Je sais que les interrogations et espoirs de mon entourage sont parés de bonnes intentions. L., très sociable, a su tous et toutes les séduire. Ca les rassurerait de me savoir amoureux, de lui qui plus est. Mais qu’ils arrêtent de focaliser là-dessus.

Tags associés : mon mec à moi, il me parle de voitures, de bijoux, d\'amour...,

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Vendredi 27 Avril 2012Poster un commentaire

Ma journée de citoyenAujourd'hui, je suis naturellement allé voter. C'était la première fois que je votais dans ma nouvelle ville et j'étais un peu déboussolé quand au déroulement des opérations. Jusqu'à présent, je n'ai voté que dans mon village, où il y a un ordre précis à respecter avant de déposer son bulletin dans l'urne. Ici, la marche à suivre différe légèrement. Voyant mon incertitude, une dame lance un "C'est toujours émouvant de voir les jeunes voter pour la première fois" à mes parents. Elle est bien gentille Marianne, mais c'est juste la troisième présidentielle à laquelle je participe en tant qu'électeur. Je sais que je fais plus jeune que mon âge, mais à ce point...

Mon déboussolement vient surtout du fait que je n'ai pas reçu ma carte d'électeur. Mon déménagement forcé du mois de février a eu pour conséquence de m'éloigner de mon bureau de vote initial. N'ayant pas reçu ma carte d'électeur, les quatre assesseurs sont obligés de me chercher dans les registres...où je n'apparais pas. Normal m'apprend-on, je me suis trompé de bureau de vote, le mien se trouve dans la salle d'à côté^^ Au moins, mes parents auront visité la mairie de la ville de fond en comble...

C'est bien dommage ce changement de bureau, parce que je ne pourrais pas revoir le beau jeune homme chargé de contôler mon identité. Je commençais à m'imaginer revenir dans cette salle pour l'épouser quand j'apprends que ma relation platonique prend fin immédiatement. C'est quand même con quand on sait qu'on est appelés à voter quatre fois cette année... N'empêche que si la beauté de cet homme était rendue publique bien avant d'être découverte dans le bureau de vote, je crois que plus de jeunes filles et de gays feraient leur devoir de citoyen. (On motive les troupes comme on peut).

Sinon, ma joie de découvrir la gauche en tête du premier tour -ce que je n'ai jamais connu depuis que je suis en mesure de comprendre l'enjeu des élections- a été balayée par ma déception de voir Marine Le Pen être le troisième homme. Si je peux comprendre le désespoir social, la peur de l'autre, la colère envers un système défaillant, je ne comprends pas qu'on fasse le choix de confier son avenir entre les mains d'un parti qui appelle à la haine de ceux qui apparaissent comme différents.

Tags associés : aux armes citoyens, aux urnes citoyens,

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Dimanche 22 Avril 2012Poster un commentaire

Allo allo monsieur le répondeurCet après-midi, je me suis lancé et ai enfin tenté de joindre l'agence immobilière gestionnaire de mon ancien appart'. Vendredi, ça fera deux mois tout pile que je suis parti de la coloc de la discorde et je n'ai toujours pas vu le chèque de ma caution - dont j'ignore le montant- faire son retour dans ma boîte aux lettres. Au vu de nos relations passées tendues, je m'attends à passer un mauvais moment. Patatras! Je tombe sur le répondeur. Et là, je suis surpris par le choix de la chanson d'attente: Bad day, de Daniel Powter. C'est comme si le responsable de l'ambiance musicale de l'agence voulait m'avertir de l'épreuve qui pointe le bout de son nez. Ou voulait me faire renoncer. Ca a marché, parce qu'au moment où la chanson se préparait à redémarrer, j'ai raccroché; j'ai eu trop peur que mon chèque prenne le même chemin que la carrière de Daniel Powter: l'oubli.

Tags associés : allo allo monsieur l\'ordinateur, dites-moi dites-moi, où est passé mon coeur,

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Mardi 17 Avril 2012Poster un commentaire

14 Juillet 2011J'ai 5 ans aujourd'hui même. 5 ans dans ma vie bloguesque. Il y a cinq ans, pris dans le rythme effréné de la préparation au concours de prof des écoles, je prenais le temps de créer un lieu pour pouvoir m'exprimer. En mots, en photos, en vidéos... Je ne savais qui allait suivre mes aventures mais j'avais besoin d'extérioriser les sentiments et émotions qui se bousculaient et un journal pas si tintime que ça semblait la meilleure façon d'y arriver. Mes amis les plus proches de l'époque ont été mis au courant; certains ont adhéré, d'autres non. Certains sont partis, d'autres sont entrés dans ma vie grâce à ce blog. Après quelques semaines de divagation, l'identité de mon blog s'est affirmée: j'allais parler de mon quotidien raconter les choses comme je les voyais. En terme de fréquentation, après des débuts timides, les scores ont peu à peu grossis avant une année 2010 phénoménale pour un artisan du web comme moi.

Je tire un bilan plus que positif de mon quinquennat. Je constate avec amusement que bien que j'ai réorienté ma carrière professionnelle, je suis aujourd'hui encore surchargé de travail à la maison. Je ne suis pas satisfait de la qualité de toutes mes chroniques mais je ne rougis devant aucune. C'est déjà ça!

Quand on a 5 ans en âge bloguesque, on ne doit pas être loin de la majorité. C'est peut-être pour ça que je donne depuis quelques semaines un autre rythme au postage de mes chroniques. Je suis moins souvent là mais c'est parce que parfois j'ai l'impression d'avoir déjà tout dit. Alors, comme je ne veux pas me répéter, je ne me force pas à écrire. Et puis ça permet à J, mon moi civil, d'exprimer lui aussi ce qu'il ressent parce que j'avais par le passé tendance à réserver à Joe la créativité. Au risque de frôler la schyzophrénie....

Je ne sais pas si je serai toujours là dans cinq ans. Je laisse au temps le soin de faire son oeuvre. Je ne ferai rien de bien spécial pour mes 5 ans, je vais déjà fêter les 25 de Zéphira^^

J'en profite pour remercier Lillie, Carole et Ciel qui m'ont soutenu tout au long de ces cinq ans. Sans elles, je crois que j'aurais arrêté depuis longtemps^^

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Samedi 14 Avril 2012Poster un commentaire

Cette semaine, j'ai eu plusieurs fois l'occasion de prouver mon amitié à ceux qui me soutiennent et m'acceptent comme je suis.

Amitié(s)Par amitié, j'ai décidé de ne pas changer face à MC, une copine comédienne qui m'a avoué ses sentiments dimanche soir par SMS. Trois jours après lui voir répondu que je n'éprouve que des sentiments amicaux pour elle, je l'ai assurée que cette révélation ne changerait rien dans mon comportement. Et lors de la répétition suivante, je n'ai rien modifié ni dans mon comportement, ni dans mon attention pour elle. Parce que nous sommes complices et que j'imagine qu'elle ne veut pas perdre cette complicité en perdant l'amoureux potentiel. C'est à elle de choisir si elle veut s'éloigner ou non.

Par amitié, j'ai accepté d'aller là où je ne le voulais pas. Jeudi soir, Huguette a invité plusieurs personnes de la promo à venir faire la fête dans son jardin. Nos relations s'étant dégivrées avec l'arrivée des beaux jours, j'ai moi aussi gagné mon invitation...même si ça me tentait moyennement, en raison de la présence de toutes les personnes dont j'étais proche par le passé et pour qui je n'ai maintenant que de la rancoeur suite à leur multitude de coups bas. Mais comme mes copines Mimi et CC avaient très envie d'y aller, j'ai pris sur moi et m'y suis rendu. Quand j'étais au creux de la vague, elles m'ont soutenu en ne me laissant pas seul les soirs de fête, se privant temporairement de mes ennemies encore leurs amies. Le tsunami s'étant éloigné, je me sentais prêt à leur faire ce cadeau qui me demandait beaucoup d'efforts. Voir Mimi rire aux éclats m'a conforté dans l'idée que j'avais fait le bon choix. Même si ça m'a coûté de ne pas répondre aux attaques minables et couardes de Martine, à qui je vais finir par arracher les extensions de rage. Et j'ai pu partager de bons moments avec Huguette et Joséphine.

Par amitié, j'ai trouvé le courage de lever un tabou. Ce mois-ci, grâce à un climat théâtral favorable, j'ai pu voir L. à cinq reprises. Le complice de scène est en train de devenir un ami si j'en juge la profondeur de nos conversations et la confiance que l'on s'accorde désormais. Il me restait un secret à lui confier, c'est chose faite. Depuis jeudi soir, L. sait officiellement que je suis homosexuel. Si je n'ai aucun mal à le dire à quelqu'un qui ne compte pas -encore- pour moi, c'est beaucoup plus difficile avec quelqu'un présent dans ma vie depuis quelques temps. J'ai trop peur que ça bouleverse notre schéma établi. Comme je l'espérais, L. n'en a eu rien à faire (il s'en doutait). Au contraire, ça nous a même rapprochés.

Tags associés : l\'amitié, c\'est pour moi un paysage, où tu viens effacer mes petits nuages, l\'amitié ce n\'est pas un,

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Dimanche 01 Avril 2012Poster un commentaire

Qui dit jeudi soir pas passé en stage dit jeudi soir de fêtard!

10 Septembre 2011Cette semaine n'a pas dérogé à la règle et, avec mes copines habituelles, mes anciennes copines et L. de passage dans la capitale bourguignonne, nous sommes sortis jusqu'au petit matin -4h30 quand on a cours à 9h, c'est le petit matin. Quand je vais dans un bar avec une piste de danse, ce n'est pas pour marquer la banquette de l'empreinte de mon postérieur certes conséquent, mais pas destiné à voir ses formes conservées. Ca tombe bien, pour la plupart de mes complices de soirée aussi.

La cigarette retenant pour quelques instants mes copines à l'extérieur, cela fait quelques minutes que L. et moi sommes seuls à chauffer le dancefloor. Un autre mec débarque, nous tourne autour puis vient trinquer avec moi, plongeant son regard dans le mien. L'idée que je puisse l'intéresser vient à mon esprit mais je la chasse très vite, plus habitué à me réjouir pour mes amis dragués qu'à faire avancer ma vie sentimentalo-sexuelle.

Nous rejoignons, L. et moi, le reste de la bande et mon ami me confirme mes impressions quand au danseur trinqueur. Je retourne vite danser. Il est toujours présent et continue à tourner autour de moi, son regard aguicheur et son sourire ne laissant pas de doute: il essaye de me ferrer. Je ne le trouve pas spécialement mignon, mais ça fait du bien d'être séduit. Après plusieurs minutes passées à l'esquiver en me cachant derrière mes copines, je me sens enfin prêt à le laisser m'approcher: je soutiens son regard. Il arrive, effleure ma main...pour prendre celle de ma copine Alix et lui susurrer quelques mots à l'oreille. Ahhhhh. Elle me répète très ses paroles, sorte d'invitation à continuer elle et lui la soirée à l'extérieur, pas forcément pour danser -ou alors une danse qui se pratique sans vêtements et sans musique.

C'est quoi ce mec??????? Ma bande le soupçonne bisexuel, moi j'opterais pour l'hétéro qui a voulu se payer la tête d'un homo (oui, je suis pessimiste à tendance paranoïaque). Et même s'il se posait effectivement des questions sur son orientation, je ne me sens pas prêt à l'accompagner, ayant déjà assez de mal à gérer mes rares histoires de coeur. Je n'ai finalement eu aucun regret: quand les lumières se sont rallumées, je l'ai trouvé repoussant. Alix peut en faire ce qu'elle veut, je ne me battrai pas^^

Tags associés : chelou, soir

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Samedi 31 Mars 2012Poster un commentaire

En direct de la cage aux tigres Gay alors!Je suis homosexuel. Et alors? Depuis mon adolescence, je suis sujet aux moqueries de beaucoup d'autres. Ca m'a rarement fait baisser la tête ou rosir les joues mais ça m'a appris que tout le monde n'est pas à l'aise avec l'homosexualité masculine. Ca dérange. Parce que ça ne serait pas normal, que ça atteindrait la masculinité de celui qui est gay et parce qu'on confond homosexualité et pédophilie. Ca, j'en ai souvent parlé par le passé. Avec le temps, j'ai pris l'habitude de jouer avec les sous-entendus de mes interlocuteurs: j'aime ne pas dire que je suis homosexuel mais sans dire que je suis hétérosexuel. Sauf lorsqu'il en va de ma survie socio-professionnelle...

Je parle de mon stage. Je ne suis pas dupe, depuis le départ, les ados se posent des questions quand à mon orientation sexuelle. Au cours des premières semaines, il n'y avait pas de questions, pas d'apartés, comme s'ils n'avaient pas encore cerné le personnage effeminé qui débarquait dans leur univers où rap et tuning sont des activités fondatrices. Puis est venu le moment de me demander si j'ai une petite amie. J'ai réussi à esquiver, à donner une réponse sans avoir besoin de mentir. Mais parce que l'esquive sur plusieurs semaines prend des allures de consentnment, un peu plus tard, j'ai parlé d'une copine que je connais depuis peu, avec qui ce n'est pas sérieux quand on m'a demandé pourquoi je n'avais encore pas d'enfants à 28 ans. Et cette semaine enfin, quand un djeun's persuadé de me piéger me dit que j'ai été vu dans la rue avec mon amoureuse plutôt mignonne, je suis rentré dans son jeu: à chacune de ses questions, j'avais une réponse -comment je l'ai rencontrée, comment j'ai su que je l'aimais plus qu'une copine, si je me voyais vivre avec elle... Mes années de théâtre d'impro, les heures passées à écouter mes copines et à regarder des séries m'ont donné de la matière et la capacité de toujours rebondir.

Ce n'est pas honte mais bien par jeu que je me suis lancé dans cette impro. J'aime jouer, improviser, devenir quelqu'un d'autre. Il y avait une sorte d'excitation en moi quand j'arrivais à esquiver tous les pièges tendus par ce jeune. La même excitation que quand les projecteurs sont braqués sur moi. Bien sûr, je suis conscient qu'apparaître comme un hétérosexuel potentiel me donnera plus de répit et de respect auprès de ces jeunes que comme un homosexuel attesté. Mais l'enjeu de ce sketch n'était pas là. C'était une façon de me moquer de toutes ces personnes qui, sous prétexte qu'elles me soupçonnent gay, se permettent des remarques et des questions qu'elles ne poseraient à un hétérosexuel.

Je pense que ces jeunes sont homophobes par ignorance. Mais je n'avais tout simplement pas envie d'endosser le rôle de celui qui leur ouvrirait les yeux. Parce qu'on ne peut pas être militant d'un combat qu'on n'a pas choisi.

Tags associés : direct, cage, tigres

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Vendredi 23 Mars 2012Poster un commentaire